Genou · Ligaments

Rupture du ligament croisé antérieur : traiter l’instabilité, pas seulement l’IRM

Le LCA contrôle la translation antérieure et participe à la stabilité rotatoire. Une reconstruction se discute surtout selon l’instabilité, les sports pratiqués, l’âge fonctionnel et les lésions associées.

L’essentiel

À retenir en 30 secondes

  • Toutes les ruptures du LCA n’imposent pas une reconstruction.
  • Chez les patients à risque, une reconstruction antérolatérale associée peut réduire rerupture et instabilité rotatoire.
  • La protection du ménisque fait partie de la stratégie à long terme.
  • La rééducation avant et après chirurgie est déterminante.

Qui peut être traité sans chirurgie ?

Un patient sans instabilité dans ses activités, pratiquant peu de sports de pivot et capable de retrouver une bonne fonction peut parfois être traité par rééducation seule. L’âge chronologique n’est pas le seul critère.

Pourquoi opérer ?

L’indication principale est l’instabilité fonctionnelle : dérobements, volonté de reprendre des sports de pivot, activités professionnelles exigeantes ou lésions associées. Une reconstruction ne « protège » pas automatiquement le genou de toute arthrose future.

Pourquoi ajouter une reconstruction antérolatérale ?

Le LCA n’est pas le seul élément de contrôle rotatoire. Chez certains patients à haut risque — sports de pivot, hyperlaxité, pivot-shift important, jeune âge ou autres facteurs — une reconstruction de l’ALL ou une ténodèse latérale peut améliorer la stabilité rotatoire et réduire le risque de rerupture. Les études comparatives soutiennent cette stratégie dans des populations sélectionnées.

Le ménisque fait partie de l’équation

Une instabilité répétée peut favoriser des lésions méniscales secondaires. Lorsqu’une lésion réparable est présente au moment de la reconstruction, la préservation méniscale est recherchée. Protéger le ménisque est un objectif majeur pour la santé à long terme du genou.

Retour au sport

Il ne dépend pas uniquement du temps écoulé. Force, symétrie, contrôle neuromusculaire, confiance, tests fonctionnels et type de sport sont pris en compte. Reprendre trop tôt un sport de pivot augmente le risque de nouvel accident.

Questions fréquentes

Ce que les patients demandent souvent

Peut-on skier sans LCA ?

Certains patients le peuvent, mais cela dépend de la stabilité fonctionnelle et du niveau technique.

Pourquoi reconstruire l’ALL chez certains patients seulement ?

Parce que le bénéfice est surtout pertinent lorsque le risque d’instabilité rotatoire ou de rerupture est élevé.

Le greffon devient-il un nouveau LCA identique ?

Il se transforme biologiquement avec le temps, mais ne redevient pas exactement le ligament natif.

Révision médicale : Dr Julien Stanovici, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur. Dernière révision : août 2026. Ce contenu informe et aide à préparer une consultation ; il ne remplace pas une évaluation médicale individualisée. À propos de l’auteur.
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