Sport · Après prothèse

Course après une prothèse

La course après prothèse de hanche ou de genou reste une question individualisée. Les données sont moins robustes que pour les activités à faible impact.

Les principes

La course impose des impacts répétés. Expérience antérieure, qualité de récupération, type de prothèse, poids et objectifs doivent être discutés.

Critères avant la reprise

Absence de douleur importante, mobilité utile, force, équilibre et confiance sont plus pertinents qu’un nombre de semaines isolé.

Progression

Reprendre par des séances courtes, augmenter une variable à la fois et surveiller la réaction dans les 24 à 48 heures.

Quand demander un avis ?

Douleur persistante, gonflement important, instabilité ou doute sur une activité spécifique justifient une discussion.

Pourquoi la course reste plus discutée

La course impose des impacts répétés plus élevés que la marche ou le vélo. Les données à long terme chez des coureurs réguliers après arthroplastie restent moins robustes, ce qui explique des recommandations plus prudentes et variables entre chirurgiens.

Cela ne signifie pas qu’un pas de course est dangereux par définition. La discussion porte sur la fréquence, le volume, le terrain, le poids, la technique et le niveau antérieur.

Le projet sportif doit être connu avant l’opération

Un patient qui souhaite réellement reprendre la course doit le dire avant la chirurgie. Cette information aide à cadrer les attentes et à discuter des activités alternatives si l’exposition à fort impact paraît disproportionnée.

Lorsque la reprise est envisagée, elle doit suivre la récupération de la force et être introduite progressivement plutôt que testée brutalement sur une longue distance.

Références et recommandations

  1. AAHKS patient education resources on return to sport after hip and knee replacement.
Auteur médical : Dr Julien Stanovici, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur. Dernière révision : août 2026. Information générale, à interpréter dans le contexte de chaque patient.