Parcours patient

Conduire après une prothèse de hanche ou de genou

La reprise de la conduite ne dépend pas seulement d’un nombre de semaines : elle exige un contrôle sûr des pédales, une entrée-sortie du véhicule correcte et l’absence de traitement altérant la vigilance.

Principe

Pas de calendrier universel

Ces informations donnent un cadre de compréhension. La décision concrète dépend de l’intervention, du patient, de son état de santé et de sa récupération.

La question centrale : puis-je freiner en urgence ?

Le patient doit pouvoir déplacer rapidement le pied, exercer une force suffisante et réagir sans douleur ou hésitation incompatible avec un freinage d’urgence.

Côté opéré et type de véhicule

Une intervention à droite n’a pas exactement les mêmes conséquences qu’à gauche, et une boîte automatique peut modifier les contraintes. Ces éléments sont discutés individuellement.

Antalgiques et vigilance

La conduite ne doit pas reprendre tant que les médicaments utilisés réduisent la vigilance ou le temps de réaction.

Assurance

Les règles d’assurance et de responsabilité peuvent varier. En cas de doute sur l’aptitude ou la couverture, le patient doit vérifier directement avec son assureur.

Révision médicale : Dr Julien Stanovici · août 2026. Cette page informe mais ne remplace pas une consigne médicale individualisée.

Entrer dans la voiture n’est pas le seul critère

Le patient doit pouvoir s’installer sans geste dangereux, mais surtout contrôler les pédales avec rapidité et force suffisantes. Une conduite confortable à vitesse normale ne garantit pas la capacité à effectuer un freinage d’urgence.

Le côté opéré, la boîte automatique ou manuelle, la douleur et l’usage de cannes peuvent donc modifier la reprise.

Tester avant un trajet réel

Lorsque la récupération est suffisamment avancée, il est raisonnable de vérifier dans un environnement sécurisé que l’on peut s’installer, passer d’une pédale à l’autre et réagir rapidement avant de reprendre une circulation normale.

Les médicaments sédatifs ou antalgiques altérant la vigilance restent incompatibles avec la conduite, indépendamment de la qualité de la hanche ou du genou.