Comment la reconnaître ?
La douleur siège souvent sur le grand trochanter et peut être sensible à la pression, avec douleur en appui unipodal.
L’imagerie est-elle nécessaire ?
Le diagnostic est souvent clinique. Échographie ou IRM sont utiles en cas de doute ou de suspicion de rupture.
Quel traitement ?
Modification des charges et renforcement progressif des abducteurs constituent la base du traitement.
Quand opérer ?
La chirurgie reste rare et concerne surtout certaines ruptures persistantes malgré une prise en charge complète.
Pourquoi « bursite » est souvent un raccourci
La douleur sur le côté de la hanche peut impliquer la bourse trochantérienne, mais les tendons du moyen et du petit fessier jouent très souvent un rôle important. Chez certains patients, la douleur à la pression ou en décubitus latéral coexiste avec une faiblesse des abducteurs et une surcharge tendineuse.
Cette distinction compte car répéter uniquement des infiltrations dans une douleur principalement tendineuse ne restaure pas la capacité du tendon à supporter la charge.
Le traitement est progressif
Adapter temporairement les positions très compressives, puis reconstruire progressivement la force des abducteurs et le contrôle du bassin est généralement plus logique qu’un repos prolongé. La charge doit augmenter suffisamment pour stimuler l’adaptation sans entretenir une poussée douloureuse permanente.
Une imagerie est surtout utile lorsqu’une rupture significative est suspectée, lorsqu’une faiblesse persiste ou lorsque l’évolution ne correspond pas au tableau attendu.
Quand discuter une réparation tendineuse
Une rupture importante des tendons fessiers avec déficit fonctionnel persistant n’est pas la même situation qu’un syndrome douloureux trochantérien simple. Après échec d’une prise en charge adaptée, une réparation peut entrer dans la discussion chez certains patients.
Le degré d’atrophie musculaire, la rétraction et la chronicité influencent alors le raisonnement.
Références et recommandations
- Evidence-based rehabilitation literature for gluteal tendinopathy.