À retenir en 30 secondes
- La radiographie confirme le contexte mais ne fixe pas la date.
- La perte de fonction compte autant que l’intensité de la douleur.
- Il n’est pas nécessaire d’attendre une invalidité complète.
- Chez un patient jeune, la longévité de l’implant entre davantage dans la discussion.
Quels symptômes font évoluer la discussion ?
Réduction de marche, douleur à l’aine, difficultés pour chaussures et chaussettes, perte du sport, gêne au travail, douleur nocturne ou limitation des voyages peuvent devenir progressivement importantes.
Quel traitement avant ?
Activité adaptée, renforcement, antalgiques/AINS si appropriés et parfois infiltration cortisonée. L’objectif est d’avoir réellement testé une stratégie conservatrice, pas de cocher une liste administrative.
Trop tôt ou trop tard ?
Opérer un patient peu gêné expose à un bénéfice perçu insuffisant. Attendre jusqu’à une perte majeure de force et d’autonomie n’est pas non plus nécessaire. Le bon moment est celui où la balance bénéfice-risque devient favorable pour cette personne.
Et chez le patient jeune ?
La PTH peut donner d’excellents résultats chez des patients jeunes, mais l’exposition à une éventuelle révision au cours de la vie est plus importante. L’indication doit donc être particulièrement bien argumentée.
Ce que les patients demandent souvent
Faut-il avoir mal la nuit ?
Non. C’est un signe parmi d’autres.
Une infiltration est-elle obligatoire avant PTH ?
Non si le diagnostic et l’indication sont déjà clairs.
Références et recommandations
- SIRIS — Rapports Hanche & Genou
- SIRIS Hanche & Genou — Rapport annuel 2025 : résultats nationaux suisses des arthroplasties
- SOFCOT — Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique : médiathèque scientifique
- swiss orthopaedics — Recommandations et publications (genou, infiltrations, LCA, indication de prothèse)
- NICE NG226 — Osteoarthritis in over 16s: diagnosis and management
- AAOS — Management of Osteoarthritis of the Hip, CPG (2023)