À retenir en 30 secondes
- La première étape est de préciser où, quand et comment la douleur apparaît.
- Une infection doit être exclue devant certains tableaux.
- La radiographie comparative est essentielle.
- Une révision n’est justifiée que si une cause susceptible d’être corrigée est identifiée.
Douleur précoce ou tardive
Une douleur dans les premières semaines n’a pas la même signification qu’une douleur apparaissant après plusieurs années de bon fonctionnement. Chronologie, localisation, déclenchement et évolution orientent fortement le bilan.
Causes à rechercher
Infection, descellement, fracture, conflit du psoas, instabilité, problème de fixation, réaction des tissus, douleur trochantérienne ou rachidienne peuvent être discutés. Parfois plusieurs mécanismes coexistent.
Le bilan
Radiographies, prise de sang inflammatoire, éventuellement ponction articulaire, scanner, échographie ou imagerie nucléaire sont choisis selon la question. Multiplier les examens sans hypothèse n’est pas plus efficace.
Quand réopérer ?
Une révision expose à plus de risques qu’une PTH primaire. Elle doit donc avoir un objectif clair : corriger une infection, une instabilité, un descellement, une malposition ou un autre problème documenté.
Ce que les patients demandent souvent
Une douleur persistante signifie-t-elle que la prothèse est ratée ?
Non. Il faut identifier la source de la douleur avant de conclure.
Une infection peut-elle apparaître tard ?
Oui, notamment par dissémination sanguine, même si cela reste rare.
Références et recommandations
- SIRIS — Rapports Hanche & Genou
- SIRIS Hanche & Genou — Rapport annuel 2025 : résultats nationaux suisses des arthroplasties
- SOFCOT — Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique : médiathèque scientifique
- swiss orthopaedics — Recommandations et publications (genou, infiltrations, LCA, indication de prothèse)
- AAOS — Management of Osteoarthritis of the Hip, CPG (2023)