À retenir en 30 secondes
- Une forme « cam » sur une radio n’est pas une maladie à elle seule.
- Le diagnostic associe symptômes, examen et imagerie.
- Le labrum et le cartilage doivent être analysés avec la morphologie osseuse.
- La chirurgie n’est discutée qu’après avoir compris l’ensemble du mécanisme.
Cam, pincer et formes mixtes
Dans un conflit de type cam, la jonction tête-col fémoral est moins sphérique et peut accrocher le rebord acétabulaire en flexion/rotation. Dans le pincer, une couverture ou orientation acétabulaire particulière augmente le conflit. Beaucoup de patients présentent une combinaison des deux.
Pourquoi l’imagerie seule ne suffit pas
Des morphologies cam sont fréquentes chez des personnes asymptomatiques, notamment sportives. Il faut donc retrouver une douleur compatible — souvent inguinale à la flexion, en position assise prolongée ou lors de pivots — et un examen cohérent avant d’attribuer les symptômes à l’image.
Le labrum n’est qu’une partie du problème
Le labrum peut être lésé par le conflit, mais réparer uniquement le labrum sans corriger une cause osseuse pertinente expose à une persistance des contraintes. Inversement, toute anomalie labrale à l’IRM ne nécessite pas une intervention.
Quand envisager une chirurgie conservatrice ?
Lorsque les symptômes restent limitants malgré adaptation de charge et rééducation, que l’articulation n’est pas déjà arthrosique de façon avancée et qu’une anomalie mécanique cohérente est identifiée. Le geste peut associer correction osseuse, traitement du labrum et gestion capsulaire selon le cas.
Le piège du cam asymptomatique
Une morphologie cam est fréquente chez des personnes sportives qui n’ont aucune douleur. La présence d’une bosse sur une radiographie n’est donc pas une indication. Il faut une concordance entre symptômes, examen, mobilité et imagerie.
Corriger le mécanisme, pas seulement le labrum
Lorsque le labrum est abîmé parce qu’un conflit osseux le surcharge, traiter uniquement la lésion labrale sans comprendre la morphologie peut laisser persister le mécanisme. À l’inverse, toute lésion labrale n’exige pas une chirurgie.
Ce que les patients demandent souvent
Une bosse cam doit-elle toujours être rabotée ?
Non. Elle doit être symptomatique et participer au mécanisme.
Le conflit finit-il toujours en arthrose ?
Non. Il s’agit d’un facteur de risque parmi d’autres, pas d’une évolution inévitable.
Peut-on reprendre le sport après chirurgie ?
Oui dans beaucoup de cas, avec une progression guidée par la cicatrisation et le contrôle musculaire.
Références et recommandations
Sélection de recommandations et publications utilisées pour cette page. Les sources suisses et françaises sont privilégiées lorsqu’elles existent et sont pertinentes ; elles sont complétées par les recommandations internationales et les études pivots.