Quelles indications ?
Conflit fémoro-acétabulaire symptomatique, certaines lésions labrales ou corps libres.
Une IRM anormale ne suffit pas
Une lésion labrale ou une morphologie CAM peuvent exister sans douleur.
Récupération
Appui, cannes, rééducation et retour au sport dépendent des gestes réalisés.
Arthrose associée
Plus l’arthrose est avancée, moins le bénéfice d’une arthroscopie est prévisible.
L’arthroscopie n’est pas le traitement d’une image isolée
Une fissure du labrum ou une morphologie cam sont fréquentes sur les examens de personnes qui n’ont pas forcément de symptômes. Avant une arthroscopie, il faut montrer que la douleur, l’examen et l’anatomie sont cohérents avec un mécanisme que la chirurgie peut réellement corriger.
Le bilan s’intéresse donc à la couverture acétabulaire, à la version, à la torsion fémorale, au cartilage et à la stabilité. Ces paramètres peuvent transformer une « simple lésion du labrum » en un problème mécanique beaucoup plus global.
Ce qui limite les résultats
Une arthrose déjà importante réduit fortement l’intérêt d’une chirurgie de préservation. De même, traiter le labrum sans corriger un conflit osseux responsable, ou corriger un cam chez une hanche instable sans comprendre la dysplasie, peut laisser persister le mécanisme.
L’indication est donc plus importante que le caractère mini-invasif de l’arthroscopie.
Réparation, reconstruction ou geste associé
Lorsque le labrum est réparable et biologiquement pertinent, la conservation est privilégiée. D’autres gestes peuvent être associés selon l’anatomie : correction du cam ou du rebord acétabulaire, traitement capsulaire et, dans certains cas complexes, discussion d’une correction osseuse en dehors de l’arthroscopie.
Le choix dépend du mécanisme dominant, pas d’un protocole identique pour toutes les hanches.
Références et recommandations
- Griffin DR et al. The Warwick Agreement on femoroacetabular impingement syndrome. Br J Sports Med. 2016.