Genou · Prothèse

Prothèse partielle du genou : remplacer uniquement le compartiment malade

Une prothèse unicompartimentale conserve davantage d’os, de ligaments et de surfaces articulaires qu’une PTG. Elle n’est pertinente que lorsque l’arthrose est réellement localisée.

L’essentiel

À retenir en 30 secondes

  • Arthrose limitée à un compartiment.
  • Ligaments et autres compartiments suffisamment fonctionnels.
  • Récupération souvent plus rapide qu’après PTG.
  • Sélection du patient déterminante.

Pourquoi préserver le reste du genou ?

Lorsque seule une partie du genou est détruite, remplacer toute l’articulation n’est pas toujours nécessaire. La prothèse partielle conserve les compartiments sains et davantage de structures natives, ce qui peut procurer une sensation plus naturelle.

Qui n’est pas un bon candidat ?

Arthrose diffuse, instabilité importante, déformation non corrigeable ou atteinte majeure des autres compartiments peuvent conduire à préférer une PTG. La décision repose sur les radiographies en charge, l’examen clinique et parfois des examens complémentaires.

Peut-elle être révisée plus tard ?

Oui. Une prothèse partielle peut nécessiter une conversion en PTG si l’arthrose progresse ou en cas de complication. Cette éventualité fait partie de la discussion initiale.

Pourquoi une prothèse partielle peut sembler plus naturelle

Une prothèse unicompartimentale remplace uniquement la zone arthrosique et conserve davantage d’os ainsi que les structures ligamentaires centrales lorsque celles-ci sont fonctionnelles. Cette conservation peut permettre une cinématique et une proprioception différentes de celles d’une PTG.

Cet avantage potentiel dépend toutefois beaucoup de la sélection du patient et de la précision de l’indication.

Les critères qui comptent réellement

Il faut vérifier que l’arthrose responsable des symptômes est réellement limitée au compartiment concerné et que les autres compartiments, les ligaments et la déformation restent compatibles avec une solution partielle.

Une douleur diffuse, une instabilité importante ou une atteinte arthrosique plus globale peuvent rendre la PTG plus cohérente malgré l’attrait d’une chirurgie « plus petite ».

Et si l’arthrose évolue plus tard ?

Une prothèse partielle n’empêche pas nécessairement une conversion secondaire en prothèse totale si d’autres compartiments se dégradent. Cette possibilité fait partie de la discussion, surtout chez un patient jeune.

Le choix initial doit donc équilibrer fonction attendue, probabilité de révision et préservation articulaire.

Questions fréquentes

Ce que les patients demandent souvent

Est-ce une « demi-prothèse » ?

C’est plutôt un remplacement ciblé d’un compartiment.

La récupération est-elle plus rapide ?

Souvent, mais elle varie selon le patient et ne doit pas être promise comme automatique.

Références et recommandations

Sélection de recommandations et publications utilisées pour cette page. Les sources suisses et françaises sont privilégiées lorsqu’elles existent et sont pertinentes ; elles sont complétées par les recommandations internationales et les études pivots.

  1. SIRIS — Rapports Hanche & Genou
  2. SIRIS Hanche & Genou — Rapport annuel 2025 : résultats nationaux suisses des arthroplasties
  3. SOFCOT — Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique : médiathèque scientifique
  4. swiss orthopaedics — Recommandations et publications (genou, infiltrations, LCA, indication de prothèse)
  5. NICE NG226 — Osteoarthritis in over 16s: diagnosis and management
Révision médicale : Dr Julien Stanovici, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur. Dernière révision : août 2026. Ce contenu informe et aide à préparer une consultation ; il ne remplace pas une évaluation médicale individualisée. À propos de l’auteur.
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