À retenir en 30 secondes
- Exclure infection, descellement, instabilité et fracture.
- Analyser amplitude, axe, rotation, ligaments et rotule.
- Chercher aussi les causes extra-articulaires.
- Une révision doit avoir une cible mécanique ou biologique claire.
Chronologie et type de douleur
Une douleur qui n’a jamais disparu depuis l’opération n’est pas analysée comme une douleur apparaissant après plusieurs années satisfaisantes. Douleur à l’appui, au repos, dans les escaliers, instabilité ou raideur orientent différemment.
Infection : toujours y penser
Une infection chronique peut être peu spectaculaire. Selon le contexte, CRP, VS, ponction et analyse du liquide articulaire peuvent être nécessaires avant toute décision de révision.
Équilibre et position des implants
Instabilité en flexion, raideur, malrotation, défaut d’alignement ou conflit fémoro-patellaire peuvent être recherchés. Une radiographie debout et parfois un scanner apportent des informations ciblées.
Pourquoi une révision n’est pas un « deuxième essai »
La chirurgie de révision est plus complexe. Sans cause identifiable à corriger, le risque de persistance de la douleur est important. Il faut donc résister à la tentation de remplacer une prothèse simplement parce qu’elle est douloureuse.
Ce que les patients demandent souvent
Une radio normale exclut-elle un problème ?
Non, certains problèmes ligamentaires, infectieux ou rotationnels ne sont pas visibles sur une radio simple.
Une douleur peut-elle venir du dos ou de la hanche ?
Oui, et cela doit être recherché avant une révision.
Références et recommandations
- SIRIS — Rapports Hanche & Genou
- SIRIS Hanche & Genou — Rapport annuel 2025 : résultats nationaux suisses des arthroplasties
- SOFCOT — Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique : médiathèque scientifique
- swiss orthopaedics — Recommandations et publications (genou, infiltrations, LCA, indication de prothèse)
- AAOS — Management of Osteoarthritis of the Knee (Non-Arthroplasty), CPG